Saint-Amour à contre-courant : prudence commerciale, créativité sans complexes
Le miracle Saint-Amour n’est pas qu’affaire d’œnologie. En dix ans, alors que les crus phares surfent sur la vague nature, le « petit » Saint-Amour s’impose à table et dans les caves parisiennes ou lyonnaises. Cependant, la majorité de ses 1,2 million de bouteilles produites chaque année (sources : Inter Beaujolais 2023) reste diffusée localement, souvent par des circuits courts ou à destination de cavistes curieux.
Si le cru ne fait pas de bruit, il participe à la diffusion de la culture nature sur des territoires moins attendus, loin des bars à vins branchés ou des salons spécialisés. Il s’insère dans :
- Les cartes de restaurants à cuisine « bistronomique »
- Les caves indépendantes sensibles aux vins propres
- Des initiatives de vignerons associées à l’œnotourisme de terroir respectueux
Côté export, la part du vin nature reste faible (selon Sud-Ouest / Vitisphère, moins de 6% part à l’export), le marché local privilégiant la qualité sur la quantité.