Perspectives : vers une cartographie officielle des crus ?
Si Brouilly ne bénéficie pas encore d’une reconnaissance “climatique” rigoureuse comme en Bourgogne, certains vignerons travaillent avec l’INAO à une cartographie plus fine des lieux-dits et des meilleurs terroirs. À terme, cette initiative pourrait permettre d’officialiser, voire de classer, les « meilleures parcelles » de Brouilly, offrant au consommateur les repères qui existent déjà à Morgon (Côte du Py) ou Fleurie (La Madone). Un enjeu crucial pour valoriser la diversité et l’exigence de ce cru en pleine renaissance, et pour aider chacun à mieux choisir – et comprendre – son Brouilly en fonction de l’origine précise du raisin.
Explorer aujourd’hui les grandes parcelles de Brouilly, c’est déjà redécouvrir la promesse d’un vin de lieu, complexe, vibrant, à mille lieues de la caricature. Le monde du Beaujolais a encore de beaux secrets à livrer, et Brouilly, en particulier, s’impose, millésime après millésime, comme l’une des terres les plus vivantes et authentiques à explorer pour tout amateur curieux.