Ce que pensent vignerons et experts locaux
Le domaine Descombes, du côté de Charentay, continue de miser sur la macération carbonique « dans la pure tradition Beaujolaise, sans soufre ajouté à la mise », pour préserver la franchise d’expression du fruit. À l’inverse, le domaine Chevalier-Métrat, à Odenas, explore depuis une décennie des cuvaisons longues avec éraflage partiel et élevage en demi-muids, pour « retrouver la signature des sols de Brouilly dans la garde ».
Les œnologues soulignent que les millésimes chauds (2015, 2018 ou 2020) se prêtent davantage à la vinification traditionnelle, afin de contenir la générosité du raisin et obtenir des vins équilibrés.
On notera que certains domaines prestigieux (Jean-Claude Lapalu, Georges Descombes, Château Thivin pour la Côte de Brouilly) multiplient les essais de cuvées spéciales pour comparer l’impact de chaque méthode sur des parcelles identiques. Un vrai laboratoire à ciel ouvert, reflet de la vitalité du cru.
Pour confirmer ces tendances, on pourra consulter les retours d’expérience publiés lors du Salon International des Vins du Beaujolais (source : Inter Beaujolais, actes 2022).