Morgon : identité, typicité et histoire
En gastronomie, le terroir est l’un des piliers qui rapproche le vin du plat. Morgon, c’est avant tout le reflet d’un sol unique. Sur ses coteaux orientés à l’est et au sud, le gamay noir à jus blanc s’enracine dans des roches décomposées, appelées “roches pourries” (schistes et granits rouges friables), qui donnent au vin une texture et une palette aromatique bien particulières.
L’histoire moderne du Morgon commence réellement au XIXe siècle, quand le village accède au rang de cru du Beaujolais (1936 pour l’AOC). Mais la notoriété du terroir, elle, remonte plus loin, à ces vignerons qui, déjà au XVIIIe, expédiaient leurs tonneaux à Lyon ou Paris pour les grandes occasions. Un vin « qui morgonne », disent encore les anciens, c’est-à-dire qui acquiert, en vieillissant, cette fameuse note de « kirsch, pruneau, noyau » qui signe les grands Morgons.
- Superficie : 1 100 hectares (source : Inter Beaujolais)
- Production annuelle : Environ 6,5 millions de bouteilles
- Villages délimités : principalement Villié-Morgon, et partiellement Lancié, Chiroubles, Régnié-Durette
- Sol : schistes, granits, riches en oxyde de fer