Un style de vinification qui revisite les codes du Beaujolais
L’art du fruit, de la fraîcheur et de la tension
Régnié se distingue par la souplesse de son cahier des charges et la liberté laissée aux vignerons. S’ils sont fidèles à la vinification traditionnelle en grappes entières et à la « macération carbonique » chère au Beaujolais, nombre d’entre eux travaillent également sur des fermentations plus longues, parfois en vendange égrappée ou en cuve béton, en amphore ou en fûts d’occasion, loin de la caricature du Beaujolais Nouveau.
Résultat : des vins au fruit éclatant, plus précis, qui allient la gourmandise du Gamay à une trame minérale et rafraîchissante, souvent accompagnée d’arômes de fruits rouges vifs, de pivoine, de poivre blanc, parfois de réglisse. Ce style moderne séduit d’autant plus qu’il sait rester accessible, offrant des vins à maturité plus rapide que ceux de Morgon ou Moulin-à-Vent, tout en permettant des garde de 3 à 6 ans, voire plus pour les plus ambitieux.
- Couleurs : rubis clair à grenat, transparence caractéristique
- Nez : framboise, groseille, cerise, iris, violette, léger graphite
- Bouche : chair tendre, acidité rafraîchissante, tanins soyeux, finale saline
Des vins pensés pour une nouvelle génération d’amateurs
On note aussi un vrai souci de produire des vins digestes, sans artifice, privilégiant la buvabilité et la sincérité de l’expression. Beaucoup de vignerons expérimentent des rendements plus faibles, une vendange à maturité parfaite, ou encore des interventions minimalistes (peu ou pas de SO2 ajouté). Pour preuve, Régnié figure en bonne place sur les cartes de vin au verre des caves à manger ou bistrots réputés à Lyon, Paris ou Bruxelles, apprécié pour son côté polyvalent à table et sa capacité à surprendre sur une poêlée de champignons, un tataki de thon ou même une raclette.