Une dynamique portée par de nouvelles générations
En une décennie à peine, la physionomie des vignerons de Régnié a évolué. Place désormais à un collectif jeune, parfois issu d’autres terroirs, souvent formé en biodynamie – citons par exemple Agnès et Jean-Yves Duplay, ou Sylvain & Sylvie Tête, famille historique ayant basculé en bio.
Quelques chiffres clefs pour comprendre ce tournant :
- Plus de 15% de la surface du cru conduite selon des principes bio ou en conversion (Chambre d’Agriculture du Rhône, 2023).
- Des groupements de producteurs actifs, comme “Les Régniés Libres”, très présents sur les réseaux sociaux et dans les salons professionnels à Paris, Londres, Montréal ou Tokyo.
- Une expansion du nombre de domaines embouteillant sous leur propre nom : on comptait seulement 8 domaines personnalisant leur vin en 1990, ils sont désormais près de 40 selon le dernier recensement de la Maison des Vins du Beaujolais.
Ce dynamisme fait de Régnié un laboratoire où l’on ose, que ce soit sur les méthodes de vinification (macération semi-carbonique revisitée, cuvaisons longues, essais d’amphores, tonnellerie parcellaire…), sur la communication (étiquettes modernes, festivals, œnotourisme) ou sur les modèles commerciaux (vente directe, allocs, circuits courts via internet).