Un cru à part, entre histoire et géographie
Dix villages-crus façonnent le paysage du Beaujolais. Parmi eux, Fleurie occupe une place singulière : perchée sur les premiers contreforts du Massif Central, la commune s’étend sur près de 840 hectares blottis entre Chiroubles, Morgon et Moulin-à-Vent. Pourtant, s'il fallait dessiner un archétype du Beaujolais raffiné, c’est souvent à Fleurie que les amateurs pensent d’abord. L’équilibre entre finesse et profondeur y touche à une forme d’idéal, forgée autant par la nature du sol que par le geste vigneron.
Fleurie, dont le nom évoque la délicatesse, n'est pourtant pas une fantaisie marketing : dès le XIX siècle, ses vins s’exportaient sur les plus belles tables de Lyon et de Paris. Aujourd’hui, on recense environ 150 producteurs pour une production annuelle dépassant les 40 000 hectolitres (source : Inter Beaujolais). Une production modeste à l’échelle mondiale, mais l’exigence, la régularité et la capacité à séduire des palais très différents font toute la différence.