Aux origines d’une élégance : géographie, sols et histoire de Fleurie
Situé dans le nord du Beaujolais, le cru Fleurie s’étend sur environ 830 hectares, ce qui en fait l’un des plus grands crus de l’appellation. La commune de Fleurie, dont le nom semble prédestiné, bénéficie d’une situation géographique très particulière. Accrochés aux pentes du mont la Madone, à une altitude moyenne de 300 à 400 mètres, les vignobles profitent d’une exposition presque idéale : Est et Sud-Est en majorité, captant le soleil du matin sans souffrir d’excès caniculaires.
Le sous-sol de Fleurie est particulièrement homogène à l’échelle du Beaujolais : le granit rose, riche en quartz et pauvre en argile, domine nettement. C’est ce sol drainant, léger, souvent peu profond, qui joue un rôle décisif dans le profil aromatique et la texture du vin. Les racines du gamay plongent avec difficulté dans ce substrat granitique, poussant la vigne à limiter naturellement son rendement et à concentrer le potentiel du raisin.
- Altitude moyenne : 300-400 m
- Superficie du cru Fleurie : 830 hectares (source : Inter Beaujolais)
- Nature du sol : granit rose à quartz (source : géologie de l’INRA)
Historiquement, Fleurie, c’est une terre de vigneronnes et vignerons attachés à l’équilibre plus qu’à la puissance. Dès le XVIIIe siècle, ces vins étaient décrits par l’ampélographe Victor Pulliat comme « délicats, les plus aimables du Beaujolais » (source : Sabine Quetglas, Les Crus du Beaujolais).