Recherche d’authenticité, convivialité et nouveaux circuits
Si les amateurs de Chénas naturels affluent dans les salons spécialisés comme “La Dive Bouteille” ou “Buvons Nature”, c’est autant pour partager un moment de convivialité que pour défendre une autre vision du vin. La parole est donnée au vigneron, pas à la technique. L’étiquette manuscrite, la bouteille cirée ou la quille à la main lors d’un passage à la cave font partie d’un rituel devenu, lui aussi, terroir.
L’absence de soufre apparaît moins comme un acte militant que comme le signe d’un engagement : celui de faire confiance au raisin, et au buveur. En achetant un Chénas nature, on accepte aussi une variabilité – ce qui renforce le lien d’attachement et la confiance dans tel ou tel domaine.
Pour beaucoup de jeunes amateurs issus de la gastronomie, le Chénas sans soufre suit la vague des vins au naturel : plus digestes, plus directs, et parfois bluffants d’énergie, surtout sur la table. Les sommeliers parient sur eux pour titiller la curiosité et bousculer les accords traditionnels : canard, volaille rôti, fromages fermiers, légumes racinaires – tout un pan de la cuisine lyonnaise et du Sud du Mâconnais trouve là un parfait compagnon.